ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA MAYENNE
LAVAL
FRANCE, 1989-1993
INSTITUTION
PR–069
Les Archives départementales de la Mayenne assurent la conservation et la communication des documents produits par l’ensemble des administrations publiques du département. Face à l’accroissement constant des fonds, la décision est prise en 1989 d’étendre le bâtiment existant afin de garantir une capacité de stockage adaptée aux décennies à venir.
PROGRAMME
Le projet associe la réhabilitation du bâtiment ancien, affecté aux fonctions ouvertes au public (salles de lecture, d’exposition et de conférence), et la construction d’un bâtiment neuf dédié aux fonctions de conservation et de travail (locaux de stockage, bureaux, logement de fonction du directeur). L’ensemble s’insère dans un site dégagé, structuré par un jardin-square.
DÉTAIL
Situation
Rue des Archives, Laval, France
Année
1989–1983
Statut
Concours national
Surface construite
6 000 m²
Maîtrise d’ouvrage
Département de la Mayenne, Laval
Maîtrise d’œuvre
Dominique Perrault, architecte
Architecte local
Alfred Heude
Bureaux d’études
Séchaud & Bossuyt
DESCRIPTION
Accompagnée par l’architecte Alfred Heude, l’agence DPA est désignée lauréate du concours d’architecture le 4 décembre 1989. Le projet d’extension s’appuie sur une approche respectueuse de l’édifice d’origine, construit au début du XXᵉ siècle : entièrement vidé et restructuré, il conserve néanmoins ses façades historiques. Cette démarche permet une intégration « douce » et progressive de la nouvelle structure dans son environnement.
EN SAVOIR PLUS
C’est dans ce projet que s’initie l’exploration de la maille métallique. La maille chaîne et trame, encore peu exploitée dans l’architecture intérieure, s’impose comme une matière à révéler. Les études menées pour les Archives servent de terrain d’expérimentation et de prototypes des recherches engagées pour la Bibliothèque nationale de France. Convaincus que ce que nous tenons entre nos mains est bien plus qu’un matériau fonctionnel, nous misons sur la visibilité de sa présence, et faisons le pari d’un câble ostensible. La grande tenture suspendue au plafond évase la salle de lecture. La lumière naturelle, en se réfléchissant sur la courbe, pourvoit la clarté jusqu’aux tables de travail. Elle cache le dispositif d’absorption acoustique pour un silence complet. Et tout cela, sans artifice. De haut en bas, un seul lé, une courbe naturelle, et une maille qui n’a perdu aujourd’hui ni brillance ni qualité. Le métal n’a rien à envier à l’esthétique de la tapisserie. On assume le grain, on l’amplifie. À la manière de l’historien de l’art Daniel Arasse, il s’agit d’imprimer sa marque : le détail, pour une histoire rapprochée du métal.
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